Une facture doit obligatoirement contenir plusieurs mentions légales pour être conforme au Code de commerce et à la réglementation fiscale française.
Les mentions obligatoires incluent notamment : le numéro de facture, la date d’émission, l’identité du vendeur et du client, le détail des produits ou services vendus, les montants HT et TTC, les conditions de paiement et les pénalités de retard.
Les entreprises assujetties à la TVA doivent faire apparaître leur numéro de TVA intracommunautaire ainsi que le montant de TVA applicable sur chaque facture.
Certaines activités ou statuts impliquent des mentions spécifiques, notamment pour les auto-entrepreneurs, les associations, les exportations, les exonérations de TVA ou factures d’avoir.
Avec la réforme de la facturation électronique prévue entre 2026 et 2027, les entreprises devront progressivement émettre et recevoir des factures électroniques dans des formats structurés comme Factur-X, UBL ou CII.
La facture sert de preuve d'une transaction entre un vendeur et un acheteur, qu'il s'agisse de la vente d'un produit ou de la fourniture d'un service. Elle est généralement émise au moment de l'exécution de l'accord. Pour être considérée comme valide et conforme aux normes légales, elle doit obligatoirement inclure certaines mentions spécifiques. Alors, quelles sont les mentions obligatoires sur une facture ? Découvrez toutes les règles à respecter !
La loi sur les factures impose de les numéroter chronologiquement et de manière continue. Si des factures d’acompte ont été émises, la facture finale doit y faire référence. Rassurez-vous : si vous utilisez un logiciel de facturation, toutes vos factures seront créées dans l’ordre et avec toutes les mentions obligatoires nécessaires !
Les informations suivantes doivent figurer sur la facture pour identifier clairement l'émetteur, qu’il s’agisse d’un restaurateur, d’un auto-entrepreneur ou d’un artisan du bâtiment :
Il existe également quelques cas particuliers :
Les mentions obligatoires sur une facture permettent également d’identifier le client. Ainsi, le document doit inclure :
Chaque facture doit contenir des informations relatives à l’objet de la transaction :
Les réductions de prix (rabais, remises, ristournes, escomptes) font également partie des mentions obligatoires sur une facture. Elles doivent être mentionnées clairement sur chaque ligne concernée, ou bien une remise globale peut être indiquée.
Les modalités de paiement doivent être clairement précisées :
Enfin, les mentions obligatoires sur une facture permettent également de se protéger en cas de retard de paiement. C’est la raison pour laquelle il est obligatoire d’ajouter les phrases ci-dessous :
Pour faire une facture dans les règles de l’art, il faut également tenir compte des particularités de votre activité professionnelle :
Un avoir représente la somme qu'un fournisseur ou vendeur doit à son client. Ainsi, une facture d’avoir peut être créé pour un retour de marchandises, une erreur sur la facture, une remise ou un rabais, ou encore en escompte pour paiement anticipé. Dans ces cas, le fournisseur doit émettre une facture d'avoir en plusieurs exemplaires. Cette facture doit inclure les éléments suivants :
À partir de 2024, vous devrez ajouter 4 nouvelles mentions obligatoires sur une facture :
Ces mentions deviendront obligatoires selon le type d’entreprise : 2024 pour les grandes entreprises, 2025 pour les entreprises de taille intermédiaire et enfin 2026 pour les micro-entreprises et les PME.
Pour être utilisée légalement en période fiscale, une facture doit être correctement établie avec toutes les mentions obligatoires puisqu’elle permet notamment aux professionnels de déduire la TVA. La législation actuelle prévoit des sanctions pour les entreprises qui émettent des factures non conformes. Si vous oubliez des mentions obligatoires sur une facture, voici les pénalités prévues :
Il est également important de noter qu’en cas de récidive dans les 2 ans suivant la première sanction, le montant de l'amende administrative peut être doublé. De plus, le client peut également être sanctionné de la même manière que le vendeur s'il ne demande pas une facture conforme lors de la réalisation de la vente ou de la prestation de services.
La législation est rigoureuse concernant les mentions obligatoires sur les factures, mais elle est moins stricte sur leur format. Le fournisseur doit simplement s'assurer que les factures sont rédigées en français et fournies en deux exemplaires, avec l'original remis au client. Toutefois, dans le cadre de transactions internationales, elles peuvent être rédigées dans une autre langue, avec une traduction française disponible en cas de contrôle fiscal.
La facture doit être clairement lisible, avec des informations faciles à identifier et comprendre. L'utilisation de polices de caractères standard et une mise en page ordonnée sont recommandées. Tant que toutes les mentions obligatoires sont présentes, le fournisseur dispose ensuite d'une certaine flexibilité dans la conception de la facture.
De nombreux articles ont annoncé que la facturation électronique devient obligatoire en 2024. Cependant, cette mesure a été repoussée en 2026 : vous avez donc davantage de temps pour transiter vers la facturation 100 % dématérialisée ! Les mentions obligatoires sur une facture électronique ne changent pas, par contre, de nouvelles règles s’appliqueront concernant son format. En effet, il faudra passer par des formats répondant à des critères spécifiques de lisibilité, d'intégrité et d'authenticité. Voici les principaux formats reconnus :
De plus, pour garantir l'authenticité et l'intégrité des factures électroniques, il sera probablement requis d'utiliser une signature électronique qualifiée. Cette signature assure que le document n'a pas été modifié après sa création et qu'il est bien émis par l'expéditeur prétendu.
Pour anticiper dès à présent les changements à venir en termes de facturation, découvrez notre annuaire des experts-comptables pour collaborer avec l’un de nos partenaires de confiance !
Une facture doit notamment contenir : le numéro de facture, la date d’émission, l’identité du vendeur et du client, le détail des biens ou services vendus, les montants HT et TTC, la TVA, les modalités de paiement et les pénalités de retard.
Oui. Chaque facture doit posséder un numéro unique suivant une séquence chronologique continue et sans rupture afin de garantir la traçabilité comptable et fiscale des opérations.
La facture doit faire apparaître la dénomination sociale, l’adresse du siège social, le numéro SIREN ou SIRET, le numéro de TVA intracommunautaire ainsi que la forme juridique de l’entreprise.
Oui, les factures émises en France doivent être rédigées en français. Pour les opérations internationales, une traduction française peut être exigée en cas de contrôle fiscal.
Oui. Les auto-entrepreneurs doivent inclure les mêmes mentions obligatoires qu’une entreprise classique. En cas de franchise en base de TVA, ils doivent ajouter la mention : « TVA non applicable, article 293 B du CGI ».
Une facture d’avoir doit contenir la mention « avoir », la référence de la facture initiale, le montant HT concerné ainsi que le montant de TVA correspondant.
Oui. Une association qui facture des prestations ou des produits doit respecter les règles de facturation applicables et indiquer sa situation vis-à-vis de la TVA si elle bénéficie d’une exonération.
La facture doit préciser la date limite de paiement, les moyens de paiement acceptés et les éventuelles conditions d’escompte en cas de paiement anticipé.
La facture doit mentionner les pénalités de retard applicables ainsi que l’indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement prévue par le Code de commerce.
Une facture incomplète ou erronée peut entraîner une amende fiscale de 15 € par mention manquante, plafonnée à 25 % du montant de la facture, ainsi que des sanctions administratives plus importantes.
La réforme prévoit notamment l’ajout de l’adresse de livraison, de la nature de l’opération, du numéro SIREN du client professionnel et de certaines mentions liées à la TVA.
Les principaux formats reconnus sont Factur-X, UBL, CII et EDIFACT. Ces formats permettent l’échange automatisé et sécurisé des données de facturation.
Non. Les mentions obligatoires restent globalement les mêmes, mais la réforme impose également des exigences techniques liées au format, à l’authenticité et à l’intégrité des factures électroniques.